Il viole cette jeune femme puis la force à se marier avec lui. Mais la vérité est encore pire que ce que vous pouvez imaginer.

Il viole cette jeune femme puis la force à se marier avec lui. Mais la vérité est encore pire que ce que vous pouvez imaginer.

Le viol d’une femme est l’une des pires choses qui puisse lui arriver. Pourtant, il est encore bien trop répandu. Chaque jour, dans le monde, 685 viols sont commis. Cela représente plus de 77.000 viols depuis le 1e janvier 2017. Des chiffres qui font froid dans le dos, mais qui sont malheureusement probablement bien au deçà de la réalité dans la mesure où ces statistiques ne reprennent que les viols déclarés.


Mais comme si le viol n’était pas assez dur, comme si se faire voler son innocence et abuser dans son intimité n’était pas assez, nombreux sont les pays dans lesquels les femmes victimes d’abus sexuels se retrouvent totalement délaissées. S’il n’est pas un tabou social que les victimes font tout pour cacher, la loi elle-même vient parfois en aide aux auteurs de ces actes.

C’est notamment le cas au Liban, pays dans lequel une "loi du viol" fait débat depuis bien des années. L’article 522 du code pénal libanais permet en effet la suspension des poursuites contre l’auteur d’un viol si ce dernier vient à se marier avec sa victime. Et la disposition s’étend même aux situations dans lesquelles la victime est mineure, mais également en cas de kidnapping.

Une femme peut donc non seulement se faire violer... mais pire encore, son violeur peut la forcer à se marier avec lui, et cela en toute impunité, sans que personne ne puisse lui venir en aide ! Comment imaginer qu'une vérité si atroce et inconcevable puisse encore exister en 2017 ? Le sujet est d’autant plus brûlant qu’une proposition visant à abroger la loi fera bientôt l’objet d’un vote au parlement, lors de la session du 15 mai 2017.

Depuis, au Liban, de nombreuses associations se mobilisent pour dénoncer cette loi barbare venue d’un autre temps. Une vidéo a notamment été faite afin de protester contre la "loi du viol", montrant une jeune femme ensanglantée se faire recouvrir les blessures de bandages avant d’apparaître vêtue d’une robe de mariée.

Une exposition a également été mise en place à Beyrouth, le long de la mer. 31 robes fabriquées avec du papier ont été suspendues afin de dénoncer la loi. "Il y a 31 jours dans un mois et chaque jour, une femme peut être violée et forcée d'épouser son violeur," dénonce Alia Awada, la membre de l’ONG libanaise ABAAD MENA. En bref, il s’agit d’une disposition légale totalement aberrante qui n’a pas lieu d’être et est totalement liberticide envers les femmes.

L’artiste franco-libanaise Mireille Honein, qui a crée le design des fameuses robes, explique sa démarche : "J’ai suspendu les robes parce que ce type de loi vole les femmes dans leur essence, les laisse sans identité et les accroche à une vie qui ne leur convient pas, et est honteuse pour ceux qui la leur imposent."

Il est tout simplement inconcevable que de telles lois continuent à exister de nos jours. Il convient de parler autant que possible de ce sujet encore trop peu abordé afin d’éduquer le grand public à son égard, de faire évoluer les mentalités, et ainsi permettre l’abrogation de ce genre de lois barbares au Liban ou ailleurs.

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