Affaire des décodeurs : selon Test-Achats, Proximus a trompé ses clients !

Affaire des décodeurs : selon Test-Achats, Proximus a trompé ses clients !

Proximus a émis des doutes lundi matin devant le tribunal de première instance néerlandophone de Bruxelles quant à la recevabilité de l’action collective qu’a intentée Test-Achats contre elle. Une démarche qui fait suite au remplacement d’anciens modèles de décodeurs par de nouveaux. Selon l’organisation de consommateurs, l’entreprise de télécoms a trompé une partie de ses clients, ce que réfute Proximus.

Le différend a trait aux décodeurs V3 que l’ex-Belgacom a proposés à ses clients entre 2008 et 2013 afin de pouvoir bénéficier de la télévision numérique. Plutôt que de louer l’appareil, près de 30.000 abonnés l’ont acheté. En mai dernier, ils ont cependant été avisés que leurs décodeurs seraient dépassés et ne pourraient plus être utilisés à partir du 1er février. Proximus a alors proposé à ces clients d’échanger leur ancien modèle contre un nouveau, qu’ils pourraient ensuite louer gratuitement durant un an.


« Mais pour pouvoir bénéficier de l’offre, les clients concernés devaient répondre à une lettre de leur opérateur avant le 25 juin 2016, alors que leur décodeur était encore parfaitement utilisable jusqu’au 31 janvier 2017 », a dénoncé lundi Test-Achats devant le tribunal. « Cette période de location ’gratuite’ est donc en réalité sans frais durant six mois. Elle était dès lors trompeuse », estime l’organisation de consommateurs, qui a d’abord essayé de négocier avec Proximus avant d’entamer ses démarches judiciaires.

Selon l’avocat de Proximus, l’action n’est toutefois pas recevable. « L’offre était très claire », répond-il. « Les clients comprenaient que celui qui échangeait directement son décodeur recevait tout de suite un an de location gratuite. Une année qui commençait dès le moment où ils recevaient le nouveau décodeur et donc pas au 1er février. »

Test-Achats a en outre introduit son action collective en novembre 2016, à un moment où personne n’avait encore subi le moindre dommage, avance l’avocat, ajoutant que ceux qui ont acheté un tel décodeur, même en 2013, auront au final bien moins payé que ceux qui ont loué leur appareil tout ce temps. « Où est donc le dommage ? », s’interroge-t-il.

Par ailleurs, selon Proximus, seuls six des 30.000 clients concernés se sont plaints de la proposition et n’ont finalement pas souscrit à l’offre. Ils ne peuvent dès lors pas évoquer un dommage, dit l’avocat de l’opérateur.

Test-Achats rétorque que l’offre était tout sauf claire : « Le client ne pouvait pas déduire de la lettre que celui qui souscrivait directement à la proposition recevrait directement son décodeur et bénéficierait dès ce moment d’une location gratuite d’un an. Le client partait du principe que cette gratuité débuterait à partir de février 2017. L’offre était trompeuse et le dommage est constitué dès le moment où le consommateur est trompé. »

Le tribunal se prononcera dans le mois à venir sur la recevabilité de l’action collective.

Related

NOUVELLES 3225752176495362146

Enregistrer un commentaire

Hot in week

Recent

Comments

item