Affaire Fiona: Cécile Bourgeon, la mère aux deux visages

Affaire Fiona: Cécile Bourgeon, la mère aux deux visages

Au début de la semaine, Cécile Bourgeon passait presque pour une femme « soumise » à Berkane Makhlouf, son ancien compagnon. « Un buvard », « une éponge », même. « Capable d’être téléguidée et de tout supporter », selon l’experte psychologue. Mais vendredi, c’est un autre visage de la mère de Fiona, 5 ans, qui a été dévoilé devant la cour d’assises de Riom (Puy de Dôme) censée faire la lumière sur la mort de la fillette en 2013.

Au début de la semaine, Cécile Bourgeon passait presque pour une femme « soumise » à Berkane Makhlouf, son ancien compagnon. « Un buvard », « une éponge », même. « Capable d’être téléguidée et de tout supporter », selon l’experte psychologue. Mais vendredi, c’est un autre visage de la mère de Fiona, 5 ans, qui a été dévoilé devant la cour d’assises de Riom (Puy de Dôme) censée faire la lumière sur la mort de la fillette en 2013.


« Des fois, les enfants étaient seules la nuit » Mais la cour doute encore de l’influence de Berkane Makhlouf sur Cécile Bourgeon. Alors on interroge Vanessa sur ce point. Et, en un instant, l’ancien toxicomane se mue presque en gendre idéal. « Il s’occupait bien des enfants », lâche-t-elle. Et de raconter la soirée d’anniversaire de Fiona où il « criait, chantait, dansait » pour les petites. A tel point qu’elle l’a même mise en garde contre le risque de plainte des voisins. « Qu’ils viennent ! Ce soir, c’est l’anniversaire de ma ‘’pépette’’. »

« Des fois, les enfants étaient seules la nuit » Mais la cour doute encore de l’influence de Berkane Makhlouf sur Cécile Bourgeon. Alors on interroge Vanessa sur ce point. Et, en un instant, l’ancien toxicomane se mue presque en gendre idéal. « Il s’occupait bien des enfants », lâche-t-elle. Et de raconter la soirée d’anniversaire de Fiona où il « criait, chantait, dansait » pour les petites. A tel point qu’elle l’a même mise en garde contre le risque de plainte des voisins. « Qu’ils viennent ! Ce soir, c’est l’anniversaire de ma ‘’pépette’’. »


La cour a du mal à y croire. Pourtant, « cela s’est produit cinq ou six fois. » Le président fait lever Cécile Bourgeon. Elle se justifie. Maladroitement. « Je travaillais au bar jusqu’à 2h du matin. Et après, j’allais boire un verre. Je rentrais dans la matinée. »

Quand Cécile Bourgeon craque et se met à hurler Encore un coup de Berkane Makhlouf ? « Non, c’était avant qu’elle ne le rencontre », précise Cindy. D’ailleurs, lui était plutôt « protecteur » et « attentif avec les enfants ». La preuve ? « Il a même proposé un jour de changer la couche de ma fille », dit Cindy. Oui. Celui-là même qui n’avait, jusqu’ici, fait ses preuves qu’une pelle à la main, un dimanche de mai 2013.

Les yeux dans le vague, apathique jusqu’ici, Cécile Bourgeon craque alors. Elle se lève et hurle. « Ça me rend folle d’entendre tout ça. C’est bon, votre cinéma. J’en ai ras le bol. Ras-le-bol ! Arrêtez vos provocations ! »


« Il suffit de dire la vérité », lui renvoie Marie Grimaud, avocate d’Innocence en danger. « Je l’ai dite. Fiona, c’est mon enfant. Je l’aime. Mon rêve, c’est d’avoir une famille nombreuse. Là, je perds mon temps en prison. »

« Et si c’était vous qui l’aviez tuée ? » Pas vraiment de quoi corriger le tableau qui vient d’être fait d’elle. D’autant que pour les finitions, on convoque deux sœurs dans le prétoire. « Cécile a jamais tapé Fiona », assurent-elles de concert. La cour pourrait évidemment les croire. Si les jeunes femmes n’avaient pas avoué, juste avant, être des « copines d’héroïne » de Cécile Bourgeon.

Après une semaine éprouvante, Marie Grimaud se dit que l’accusée est peut-être mûre. Alors, elle relance. « Et si c’était vous qui l’aviez tuée ? », ose-t-elle frontalement. Un long silence laisse espérer la « manifestation de la vérité ». Toujours pas. « Je ne mens pas, souffle la maman de Fiona. Vous me comprenez pas. Vous voulez pas me comprendre. » Il reste une semaine à la cour pour y parvenir. Pour « coups mortels ayant entraîné la mort [de Fiona] sans intention de la donner », Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf risquent trente ans de prison.

Related

NOUVELLES 743300096412357134

Enregistrer un commentaire

Hot in week

Recent

Comments

item